Historique de la campagne de 1807
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Historique de la campagne de 1807
Après la funeste journée du 2 décembre 1805, l'allié autrichien que la russie était venu délivrer a signé la paix, laissant retraiter l'armée russe vers ses états sans encombres.
La Prusse s'est déclaré, et pour les beaux yeux de sa Reine Louise le Tsar russe a décidé d'intervenir à nouveau. Malheureusement le fier Prussien a pris une torchée d'anthologie le 14 octobre 1806 qui restera parmi les plus beaux jours de l'Empire français. Au soir de ce jour la Prusse n'existe plus, puisqu'en une double bataille, Iéna et Auerstaedt, cette arrogante armée, bien pâle héritière du grand Frédéric, a été écrasée alors que les lourdes colonnes russes n'avaient même pas encore quitté la Sainte Russie. Une poursuite suivra, qui verra les places fortes prussiennes se rendre devant les hussards français. En quelques semaines l'armée française est à Berlin, la Prusse à ses pieds. Il n'y a qu'un tout petit problème, c'est qu'une alliance lie cette puissance à la Sainte Russie, et que son Tsar a fait des promesses d'intervention, promesses qu'en cette fin d'année il est en train de tenir. Plusieurs de ses armées marchent en ce moment même, l'une occupe même Varsovie, mais c'est échelonnées qu'elles se présentent, Napoléon en a profité pour courir en Pologne à leurs devants.
Napoléon se veut roi de Pologne, alors le Tsar autocrate de toutes les Russie, veut montrer qu'il règne sur encore plus de sujets que l'Empereur des français, et que la Pologne sera sienne ou ne sera pas. Le tsar russe compte sur son armée, dont le soldat fidèle, patient, endurant, courageux, est un des meilleurs d'Europe. Ses canons sont innombrables, bon d'accord, ses officiers sont nuls, mais ils présentent bien, et puis comme il est loin ils se battent un peu entre eux. Au début de la campagne l'armée russe compte environ 120 000 hommes, mais le Tsar en attend d'autres venant de Turquie ou du centre de son Empire. L'armée russe se revoilà seul face à Napoléon, enfin presque puisque le roi de Prusse ne baisse pas les bras et compte sur eux en rameutant un petit corps sous Lestocq. Napoléon lui a sous la main 120 000 hommes au début mais en espère 170 000 au printemps, 6 à 8 corps d'armée, une réserve de cavalerie et la Garde Impériale.
La Pologne, déserte, sableuse, boueuse, froide et sans rien que des pommes de terre à y manger, l'arrivée de l'hiver, autant de nouveaux éléments que ces armée auront à surmonter. Finies pour les français les riches plaines lombardes ou la vallée du Danube, ici sa Grande Armée devra apprendre à avoir faim, froid, à s'embourber...
Indéniablement c'est pourtant l'apogée de la Grande Armée. Elle n'a pris que peu de pertes pendant la campagne de Prusse, et elle a gagné en expérience. Invincible, invaincue, mobile, dirigée par la même équipe par encore rassasiée de gloire, il n'en verra pas une meilleure dans toutes les campagnes. L'armée russe ne veut plus se faire manoeuvrer comme à Austerlitz, ses officiers ont appris, un peu, et puis elle n'est pas loin de ses terres, et ça, ça motive. De cette campagne d'hiver, puis d'été, vous livrerez de nombreuses batailles. Les souffrances prévues ne seront pas vaines, puisque ce sera pour la plus grande gloire de vos armes.
Cette campagne mémorable verra son lot de victoires pour les français, Pultusk, Eylau, et bien sur Friedland. Un nouveau pacte scellera, pour quelque temps, une nouvelle alliance entre Napoléon et le Tsar.
Et puis qui sait, peut être pouvez-vous changer la face de l'Histoire.
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